Un héritage de foi et d’éducation

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Manitoba sont les lauréates du Prix Higgins 2026

L’Association canadienne des commissaires d’écoles catholiques (ACCEC) a l’honneur d’annoncer que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Manitoba ont été sélectionnées comme lauréates du Prix du juge James Higgins 2026, la plus haute distinction décernée par l’Association.

Le prix sera remis lors du gala du samedi soir dans le cadre de l’AGA et du Congrès de l’ACCEC à Winnipeg (Manitoba), où seront réunis des conseillers scolaires catholiques, des dirigeants et des partenaires de l’ensemble du pays.

Depuis plus de 150 ans, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie jouent un rôle fondamental dans l’éducation catholique au Manitoba, contribuant à la construction et à l’entretien d’écoles qui continuent de former des générations d’élèves dans la foi et le savoir.

Une mission ancrée dans la foi

La communauté a été fondée à Longueuil, au Québec, en 1843 par la bienheureuse Marie-Rose Durocher, une femme investie d’une foi profonde qui a pris conscience du besoin urgent de dispenser une éducation enracinée dans les valeurs chrétiennes. Elle a établi la congrégation en lui confiant une mission centrée sur l’éducation et le développement intégral de la personne.

En 1874, à l’invitation de l’archevêque de Saint-Boniface, quatre sœurs ont voyagé du Québec au Manitoba pour contribuer à l’éducation d’enfants catholiques dans les territoires de l’Ouest en plein développement. Elles ont pris la responsabilité de la St. Mary’s Academy à Winnipeg, amorçant un ministère qui allait laisser une empreinte durable sur l’éducation catholique dans la province.

Au fil des décennies, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie sont devenues une partie intégrante des communautés catholiques au Manitoba.

Construire des écoles catholiques en période difficile

L’histoire de l’éducation catholique au Manitoba n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Lorsque les écoles confessionnelles financées par des fonds publics ont été abolies en 1890, les communautés catholiques ont dû construire et faire fonctionner leurs propres écoles, sans financement gouvernemental.

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ont joué un rôle essentiel dans cet effort. Elles ont servi comme enseignantes, directrices et administratrices dans les écoles catholiques de Winnipeg et des communautés environnantes.

Leur travail exigeait souvent des sacrifices, car les écoles dépendaient en grande partie des frais de scolarité et des dons. Leur engagement n’a toutefois jamais faibli.

En se penchant à leur influence, le surintendant des Manitoba Catholic Schools, Robert Praznik, écrit : «Sans leurs efforts inlassables, nous ne posséderions pas le système scolaire catholique que nous avons aujourd’hui au Manitoba. Ces femmes ont été des pionnières qui vivaient leur foi au quotidien et qui devenaient les mains et le visage du Christ pour d’innombrables générations. »

Par leur persévérance et leur foi et malgré les défis, elles ont contribué à assurer la continuité et la croissance de l’éducation catholique.

Établir des communautés animées par la foi

Au-delà de leurs contributions institutionnelles, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ont façonné la culture des écoles catholiques.

Leur présence était assortie d’un charisme qui a influé sur les enseignants et les élèves, créant des milieux où la foi et l’apprentissage étaient étroitement liés.

Robert Praznik se souvient : « Elles ont créé un contexte naturellement imprégné de foi et elles étaient dotées du charisme de leur communauté religieuse. Même si la plupart d’entre nous étions des enseignants laïcs, la dimension de la foi et le caractère catholique imprégnaient tous les aspects de l’école. »

Pour de nombreux enseignants et dirigeants, l’exemple des Sœurs a contribué au façonnement de leur vocation.

Leadership et contribution à l’éducation

L’influence des Sœurs s’est étendue au-delà de la salle de classe. Des membres de la communauté ont également occupé des postes d’administratrices et de surintendantes lorsqu’un bureau central des écoles catholiques a été créé au Manitoba dans les années 1960.

Elles ont aussi contribué à des avancées éducatives plus vastes dans la province.

Un exemple notable est sœur Léonne Dumesnil, pionnière de l’immersion en français dans la province. En tant que directrice de la première école de cours immersifs en 1973, elle a joué un rôle clé dans l’élaboration d’un programme qui continue de façonner l’éducation dans toute la province.

Elle a été récompensée pour ses contributions à l’échelon national lorsqu’elle est devenue membre de l’Ordre du Canada en 1981.

Témoin au sein de l’Église

Au-delà de l’éducation, les Sœurs ont été profondément engagées dans la vie de l’Église au Manitoba.

Leurs ministères comprenait le travail pastoral en paroisse, l’éducation religieuse, l’accompagnement des immigrants et des réfugiés, le ministère en milieu carcéral, les initiatives de réconciliation avec les communautés des Premières Nations et les soins aux malades et aux personnes âgées.

L’archevêque Albert LeGatt souligne : « Elles ont véritablement été des partenaires sur lesquelles mes prédécesseurs et moi-même pouvions compter pleinement. Elles faisaient complètement partie du tissu de la vie de l’Église dans notre archidiocèse et dans tout le sud du Manitoba. »

L’archevêque Murray Chatlain ajoute : « Leur loyauté, leur persévérance et leur générosité ont permis d’assurer non seulement la continuité de l’éducation catholique, mais aussi son épanouissement, malgré de nombreux revers politiques. »

Rendre hommage à un héritage extraordinaire

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie accueillent cette reconnaissance avec humilité et gratitude : « Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie sont honorées d’avoir été choisies comme lauréates du Prix du juge James Higgins. C’est une merveilleuse surprise d’être récompensées pour notre contribution à l’éducation catholique à cette étape de notre vie. Nous remercions l’ACCEC de nous avoir choisies et de nous encourager dans notre ministère. »

Comme l’écrit l’archevêque Chatlain : « Je vous remercie   pour vos nombreuses années de service, ainsi que pour la transmission salutaire de votre héritage dans nos écoles catholiques aujourd’hui. »

L’ACCEC a l’honneur de désigner les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Manitoba lauréates du Prix du juge James Higgins 2026.

Leur contribution sera célébrée lorsque les délégués se réuniront à Winnipeg à l’occasion de l’AGA et du Congrès de l’ACCEC; le prix sera remis lors du gala du samedi soir.


Encadré sur le site Web : À propos du Prix James Higgins

Le Prix James Higgins est la plus haute distinction décernée par l’Association canadienne des commissaires d’écoles catholiques.

Ce prix a été créé en mémoire de l’honorable juge James Higgins (1913-1974) de St. John’s, à Terre-Neuve, un éminent juriste canadien et administrateur d’écoles catholiques. Il récompense une personne ou un groupe pour sa contribution exceptionnelle à l’éducation catholique au Canada.

Chaque année, le Conseil d’administration de l’ACCEC décerne le Prix James Higgins à une personne ou un groupe dont le leadership, le dévouement et l’exemplarité ont contribué au renforcement de l’éducation catholique au pays.